21/09/2006

Darkel "Darkel"

(Source/Emi)
Electro-Pop

Ooops he did it again, et oui, JB Dunckel, sous le pseudo de Darkel, nous livre le nouvel opus de AIR, suite de leur précedent album featuring Charlotte Gainsbourg...La déception est grande, Dunckel se contente sur ce nouveau projet de tourner en roue libre. Aucune nouveauté, voire même de la régression, on revient à l'époque de "Moon Safari" : synthés vintages, cordes arrangées avec deux mains gauches, textes écrits par un ado de 15 ans "Be my friend, be my friend, be my friend, until the end of time" sur le bien nommé "Be My Friend..., ou encore le médiocrissime "Tv Destroy", composé d'environs trois phrases d'une pertinence absolue "Destroy your tv, destroy your tv" etc... J'espère simplement que Dunckel a fait cet album pour payer ses impôts, au moins la pilule serait plus facile à avaler surtout lorsqu'on connait le talent du bonhomme. C'est de loin la plus grande déception de la rentrée, comment un artiste comme Dunckel a pu se laisser aller à une telle facilité. Certes, on pourra rétorquer que l'on a ecouté pire dans le registre de l'electro-pop, mais cela ne suffira pas à sauver cet album de la médiocrité et pour les fans de AIR, dont je fais partie, c'est la dépression assurée.
Note: 3,5/10 3/10 pour les fans.

Alex

17:50 Écrit par Melancholia dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : elecrto-pop |  Facebook |

Alpha "Without Some Help"

(Dont Touch/La Baleine)
Electro-Pop soyeuse

En 1997, les Inrockuptibles consacraient meilleur album de l'année la première signature du label Melankolic de Massive Attack : Alpha, avec l'opus "Come From Heaven". Presque 10 ans plus tard, Alpha est moribond, le duo qui le formait, Corin Dingley et Andy Jenks, s'est séparé, le label Melankolic est mort et les chanteurs ont déserté les deux derniers albums d'Alpha. Dingley préside seul maintenant la destiné de ce groupe qui a su nous faire s'évader d'un quotidien monotone pendant presque une décennie. Aujourd'hui, Dingley publie un album entier fait de remixs, de face B oubliées ou inédites et la magie opére toujours. Chris Martin doit avoir honte de la version originale de "Yellow", son tube interplanétaire quand on écoute sa relecture magistrale par Alpha. Horace Andy, comparse de toujours de Massive Attack, est présent également, ainsi que Jarvis Cocker pour une réinterprétation lumineuse du titre de Jimmy Webb "This is Were I Came In". La grâce des cordes et des arrangements sont d'une subtilité sans égale et beaucoup de groupes devraient s'en servir comme modèle, jamais sur un seul des titres de cet album l'auditeur ne redescendra des nuages. La beauté toute aérienne d'Alpha reste préservée et on espère que cet opus ne sonne pas comme le chant du cygne pour un groupe qui a tant apporté dans son domaine : l'élégance, la finesse, la classe, tout simplement une référence absolue. Merci pour tout.
Note: 7,5/10 9/10 pour les fans

Alex

17:16 Écrit par Melancholia dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elecrto-pop |  Facebook |