30/08/2006

The Veils "Nux Vomica"

(Rough Trade/Pias)
Pop-Rock Ecorché

The Veils, en 2004, s'étaient révélés à travers un surprenant premier album d'une beauté noire, avec en point d'orgue la ballade meurtrière "Lavinia". Deux ans plus tard, Finn Andrews, tête pensante et chanteur du groupe, a recruté de nouveaux musiciens pour le périlleux exercice du deuxième opus. "Nux Vomica" (sic) dévoile un Finn Andrews à la voix encore plus écorchée vive, plus émotive. Dès "Not Yet", rock démoniaque où Andrews chante comme s'il allait mourir demain, The Veils nous rassurent, ils ne sont pas tombés dans le piège du formatage FM. La noirceur n'a pas non plus quitté ces musiciens, au contraire, elle est plus insidieuse, elle se révèle un peu plus à chaque écoute et vous contamine davantage de jour en jour. Trés autobiographiques, ces nouvelles chansons sont remplies de la peine d'Andrews qui chante comme un véritable démon des Carpates tout au long des dix titres. La production, plus travaillée que sur "The Runnaway Found", met plus en avant le rasoir qu'est la voix d'Andrews. Elle vous lacère le coeur sur le bluesy "Jesus For The Jugular", vous ouvre les veines sur la mélancolie assassine de "House Where We All Live". Un exercice donc presque parfait si on fait exception des deux tentatives pop de l'album beaucoup plus conventionnelles ("Calliope!" et "Advice For Young Mothers To Be"). Il est clair que l'avenir de The Veils est prometteur, même si la voix d'Andrews provoquera obligatoirement des réactions excessives : ou on l'aime ou on la déteste, il n'y aura pas de juste milieu. Pour ma part, le choix est déjà fait!
Note: 7/10

Alex

17:32 Écrit par Melancholia dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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