30/10/2006

deménagement

http://www.webzinemaker.com/fuf/index.php3c'est l'addresse ou vous pourrez retrouver nos chroniques et plus encore dossier, zoom sur des labels et un nouveau graphismealex et marc

14:33 Écrit par Melancholia dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/10/2006

Ray Lamontagne "Till The Sun Turns Black"

(RCA/BMG)
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Voici le trés attendu second opus de Mr Lamontagne, et pour ce deuxiéme essai, c'est une totale réussite, à la différence de "Trouble" son premier album, certes réussi mais inférieur à cette nouvelle livraison. Mr Ray se permet de se la jouer soulman sur plusieurs titres, dont le plus réussi est incontestablement "There More Days", aux cuivres démoniaques et avec une rythmique qui ferait danser un cul de jatte. Cet album aurait pu être enregistré lors de l'apothéose du studio Stax...Pour les autres titres, Lamontagne envellope sa voix de crooner black de cordes éclatantes et de mélodies douces-amères , la ballade angélique "Till The Sun Turns Black" permettra aux amoureux de se blottir et aux célibataires de pleurer sur l'injustice de la vie. Comme un bon vin, ce second opus se déguste sur la longueur et prend toute son ampleur au bout de plusieurs écoutes, le signe de distinction des grands albums.
Note: 9/10

Alex

19:37 Écrit par Melancholia dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : folk |  Facebook |

07/10/2006

Sparklehorse "Dreamt For Light Years In The Belly Of A Mountain"

Pop Lo-Fi
(Capitol)
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Le cheval étincelant de Mark Linkous est de retour. Et au galop, s'il vous plait.
Après 3 albums dont 2 chef d'oeuvre (le dernier en date "It's A Wonderful Life" est juste l'un des meilleurs disques du nouveau millénaire), Sparklehorse sort son nouvel L.P. produit par Dave Fridmann (on ne change pas une équipe qui gagne) et Dangermouse (parceque c'est hype).
On reste en terrain connu, les guitares clairsemées, la voix trafiquée, des textes torturés, les claviers vintage (qu'est ce que c'est bon, on en mangerait !) et ces cordes sur le fil...Mais alors qu'est ce qui différencie Sparklehorse de ses innombrables suiveurs, me demanderez-vous ?
Tout simplement une classe folle et une production à toute épreuve. Ce disque sonne incroyablement moderne et lo-fi, peut-être grâce aux talents des deux producteurs précités et au talent de songwriter de Mark Linkous.
Intemporel, rock, pop, folk, Sparklehorse reste bien l'un des meilleurs groupes du monde.
"A horse, a horse, my kingdom for a (sparkle)horse"...
Note: 8,5/10

Mark

17:26 Écrit par Melancholia dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pop |  Facebook |

Bert Jansch "The Black Swan"

Folk
(Sanctuary)
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Dans la catégorie "génies du folk intemporel", après Nick Drake, Dylan, Young ou Cohen, voici Bert Jansch, de retour cette année avec "The Black Swan". Et on est loin du chant du cygne pour l'ex-membre de Pentangle.
Bert Jansch est tout d'abord l'un des meilleurs guitariste folk du monde, et cela s'entend dès les premières notes de "High Days". Bert Jansch est aussi un grand chanteur, et cela s'entend à peu près tout le temps...
A peu près, car l'erreur de cet album est d'avoir appelé à la rescousse (comprenez: pour vendre d'avantage) les nouvelles coqueluches du mouvement New-Folk à savoir Noah Georgeson, Devendra Banhart, et Beth Orton, qui tente de se racheter une crédibilité après ses égarements auprès des Chemical Brothers et un album raté avec le génial M. Ward.
Les chansons chantées en solo par Mr Jansch sont somptueuses, les autres sont justes très bien, et on se demande à quoi aurait ressemblé cet album sans ce vulgaire et putassier plan marketing.
On passe donc de peu à côté du chef d'oeuvre, et on s'aperçoit surtout du fossé séparant le maître et ses disciples. Et on brûle sa guitare, non pas comme Hendrix, mais de frustration, à l'écoute de ces parfaits slides, bends, et pickings.
Note: 8,5/10

Mark

16:39 Écrit par Melancholia dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : folk |  Facebook |

29/09/2006

Francois Couturier "Nostalghia-Song for Tarkovsky"

(ECM/Universal)
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Tout d'abord, bref petit rappel pour les néophytes : Andrei Tarkovsky était un cinéaste russe qui, entre 1966 et 1986, réalisa 7 films dont les mythiques Stalker et Solaris, probablement deux des plus grands films d'anticipation du XXéme siécle. Francois Couturier, pianiste francais et grand admirateur de Tarkovsky, lui rend hommage aujourd'hui à travers ce disque d'une beauté crépusculaire. Accompagné d'une violonceliste, d'un accordéoniste et d'un saxophoniste, Couturier essaye de retranscrire par la musique les émotions des films de Tarkovsky. Toute en retenue le jeu de piano de Couturier est limpide, sans esbrouffe, au service des thèmes souvent sombres, parfois lugubre, qui composent cet album. Ces sidemens sont au diapason, ce qui débouche sur une cohésion parfaite, mais que les lecteurs se rassurent, nul besoin d'avoir vu la filmographie complète de Tarkovsky pour apprécier ce disque, qui, d'un point de vue strict, n'est pas réelement du jazz, mais plutôt des pièces d'ambiance tantôt triste, tantôt effrayante, mais toujours somptueuse au service de compositions trés travaillées. Jean-louis Matinier fait pleurer son accordéon comme personne, Anja Lechner, la vilonceliste, donne une teinte encore plus sombre aux différentes scènes, quant au saxophoniste, il apporte la peur, l'angoisse, si souvent présente dans l'oeuvre de Tarkovsky. Comme toujours chez ECM, les paris sont riqués mais sont pour la pluspart de grande réussite, Nostalghia-Song for Tarkovsky en est un preuve supplémentaire.
Note: 8/10

Alex

19:09 Écrit par Melancholia dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jazz |  Facebook |

Cortney Tidwell "Don't Let Stars Keep Us Tangled Up"

(Ever Records/Pias)
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Depuis le silence de Mazzy Star, on cherchait désespérément quelqu'un avec le même talent que Hope Sandoval, on a eu une première réponse avec Anna-Lynne Williams, chanteuse des trés recommandables Trespassers William, en voilà une seconde avec la charmante Cortney Tidwell qui nous livre son premier opus. Parrainée par Kurt Wagner qui lui fait l'honneur d'un duo sur le trés beau "Society", Cortney Tidwell nous charme immédiatement. Avec sa voix enfantine et mutine, elle nous embarque dans un trés somptueux voyage sonique, où l'onirisme est la principale caractéristique. Les influences de Mazzy Star et Trespassers William sont bien présentes mais pas étouffantes, comme le montre le trés majesteux titre éponyme de l'album. "Eyes are at the billions" avec ses guitares électriques virevoltantes montrent également une petite influence de My Bloody Valentine et "Illegal" a un petit côté Goldfrapp des débuts, tout cela entrecoupé de petites ballades acoustiques qui font de ce véritable premier album un melting-pot musical des plus réussis. Sans jamais copier, Cortney Tidwell arrive à un trés beau résultat plein d'élégance et de charme, un joli premier essai, à confirmer.
Note: 7/10

Alex

16:23 Écrit par Melancholia dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dream-pop |  Facebook |

Angela Desveaux "Wandering Eyes"

(Thrill Jockey/Pias)
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Sheryl Crow aurait-elle pris un pseudo? En tout cas la jeune canadienne Angela Desveaux a semble t'il quelques problemes de personnalité, voici le prototype d'un album raté. Tous les clichés de la country FM sont là. Une voix jolie certes, mais passe partout, elle pourrait nous chanter l'annuaire que cela ferait le même effet, un groupe lourd jouant de la truelle plutôt que de la musique, tous les poncifs country y passent...incroyable! Ce qui sauve le disque du zéro absolu, ce sont deux ballades country à l'ancienne "If only" et le bluesy "All the talk" où Angela se fait plus humnble et les musiciens plus dicrets, le reste ne mérite même pas d'être commenté...Ah si! si quelqu'un pouvait contacter Chuck Norris, il aurait un nouveau répertoire pour sa série culte Walker Texas Ranger. Eh oui, pas facile de faire de la bonne country, et si qui que ce soit trouve un quelconque intérêt à ce disque, soit c'est de la mauvaise foi soit alors il faut qu'il contacte un O.R.L d'urgence.
Note: 1,5/10

Alex

15:35 Écrit par Melancholia dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : country-folk |  Facebook |